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Le contrôle qualité en ligne : clé d’une production de CSR compétitive

Avec pour principaux enjeux environnementaux, économiques et réglementaires la baisse des consommations de combustibles fossiles et la réduction de la mise en décharge, la production de combustibles solides de récupération (CSR) constitue une solution appropriée qui gagne en intérêt. Démonstration chez Bourgogne Recyclage, à Ruffey-lès-Beaune (Côte d’Or).

02 octobre 2017

La France produit déjà 850 000 tonnes de CSR par an dont la moitié est exportée faute d’utilisateurs. Cette situation est toutefois appelée à évoluer. Si les principaux débouchés des CSR sont actuellement les cimenteries, les chaufferies peuvent désormais également y avoir recours, et ce avec des contraintes moindres en termes de traitement de fumées, depuis l’entrée en vigueur du décret du 19 mai 2016. Celui-ci donne en effet une définition aux CSR et crée la rubrique ICPE 2971 pour les « Installations de production de chaleur ou d'électricité à partir de CSR dans une installation prévue à cet effet, associés ou non à un autre combustible ».

Reste que pour se développer, cette filière doit prouver sa capacité à produire industriellement un combustible de qualité constante respectant les normes. Et pour être compétitive, elle doit être en mesure d’obtenir ce résultat pour un coût de production n’excédant pas 50 €/t pour espérer le proposer entre -20 et -30 €/t, dans un contexte de coût de mise en décharge supérieur à 80 €/t. Pour ce faire, une caractérisation des gisements amonts est indispensable afin d’identifier les éléments indésirables présents dans le flux à traiter et de déterminer quelle sera la meilleure façon de préparer le combustible. Ceux-ci peuvent en effet être de différentes nature : métaux lourds (pigments, plastiques, gaines électriques), chlore (PVC), humidité (mousses, papiers, cartons), azote (mousses polyuréthane et papiers), souffre (élastomères...), métaux (fragments d'acier, d'aluminium ou de fils de cuivre), cendres (métaux, terres, gravats, charge minérale des polymères composites). Une fois acquise cette connaissance, le CSR peut être produit à partir d’un processus de tri, mais il faut également pouvoir contrôler sa qualité au même rythme que celui de la production. Dès 2009, TOMRA a mis au point un procédé permettant une analyse fiable en continu et en temps réel de la qualité du CSR produit, via la mesure de son taux de chlore, de l’humidité et du PCI.

La technologie et ses conditions d’application sont parfaitement opérationnelles, puisque TOMRA dispose depuis 2014 d’un retour d’expérience en France sur l’installation de Bourgogne Recyclage à Ruffey-lès-Beaune (Côte d’Or). Jusqu’alors, ce centre traitait annuellement 450.000 t de déchets dont 60.000 t/an étaient enfouis. Avec une capacité de 42 000 t/an, la ligne de CSR, qui comprend deux machines TOMRA (une pour le retrait des produits chlorés et des métaux et un analyseur en continu pour le contrôle qualité), produit un CSR de granulométrie 20 à 25 mm avec un PCI variant de 17 à 24 mégajoules. Elle a permis à Bourgogne Recyclage de réduire de 70 % son taux d’enfouissement, et d’augmenter de 50% sa production de CSR et de 20 % son taux de valorisation matière.


Les équipes de TOMRA sont à votre disposition pour tout renseignement concernant cette application.